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Premiers Pas

mardi 27 avril 2010, par Administrateur

1. Le traitement de texte

1.1 Maîtrise de la langue

Le traitement de texte, objet moderne d’édition de texte, est de plus en plus utilisé dans les classes. Avant de se lancer dans son étude, il est bon de se référer aux documents officiels qui contiennent des indications intéressantes. Les passages qui suivent ont été extraits du livre "La maîtrise de la langue à l’école".

Découvrir les usages de la typographie
Les différents aspects de la typographie - dont le repérage facilite l’activité de lecture- sont utilement découverts dans des exercices de maniement de textes imprimés découpés et collés. Mise en page, titrage, organisation des relations entre texte et image constituent une première initiation à la présentation des textes écrits, en même temps qu’un apprentissage des informations typographiques les plus simples qu’utilise l’imprimerie (celles qui doivent être décodées lors de la lecture). Une première initiation à l’utilisation des claviers peut contribuer heureusement à la découverte de certains aspects du fonctionnement de la langue écrite.

Editer un texte
Lorsqu’un texte parvient à un degré suffisant d’élaboration, il doit être édité, c’est-à-dire calligraphié ou dactylographié de manière à ce que son destinataire puisse en prendre connaissance de manière aisée. Là encore, un partage du travail est possible. Le traitement de texte peut être un bon instrument à condition qu’on en ait permis une appropriation technique suffisante.

L’« édition » : un travail du texte...
Par « éditer », il faut entendre mettre en page ou mettre en livret un écrit destiné à circuler hors de la classe ou encore à être conservé pour être ultérieurement relu. Répartir le texte en unités graphiques, prévoir les illustrations ou les schémas, les disposer sur l’ensemble des pages (faire ce que les spécialistes appellent un "chemin de fer"), se soucier ensuite de la réalisation de chaque page en répartissant les blancs (marges à droite et à gauche, en-têtes et bas de page, espace entre les paragraphes) entre les blocs de texte (qu’on peut avoir justifiés), prévoir les titres et intertitres, les hiérarchiser par l’utilisation de différentes écritures ou de différents types de soulignage, faciliter la lisibilité du texte par l’usage de fléchages divers (mentions marginales, manchettes, changements de caractère, soulignages, utilisation d’encadrés, etc.), mettre enfin en écriture le projet ainsi défini sans oublier de prévoir la couverture, l’assemblage des cahiers, leur reliure éventuelle : voilà les tâches successives d’une activité qui passionne toujours les enfants...

 

1.2 Saisie du texte

Comme son nom l’indique, le traitement de texte est un programme qui exploite les ressources de l’ordinateur pour traiter du texte : saisir et visualiser, modifier, corriger, effectuer et améliorer la présentation (mise en page), conserver (stocker) et imprimer un texte. En préambule, on peut dire que le meilleur traitement de texte est celui que l’on connaît bien et dont on a besoin.

Préalable : mise en route de la machine et chargement du programme de traitement de texte.

Généralement, le logiciel offre, pour un texte nouveau, un écran vierge affublé d’un curseur (trait horizontal) en haut à gauche. Le programme permet de saisir du texte à l’aide du clavier et de le voir simultanément à l’écran : les caractères apparaissent à l’endroit où se situe le curseur. A la première saisie, on ne doit pas se soucier des fins de ligne ; de lui-même l’ordinateur fait passer à la ligne suivante sans couper les mots : c’est la saisie "au kilomètre". Lors de cette phase, on ne se préoccupe que de l’orthographe, des majuscules, des accents et des règles typographiques de ponctuation. Cependant on peut forcer le retour à la ligne en utilisant la touche ENTREE afin de séparer les différents paragraphes du texte.

  • Pour une ponctuation simple (point, virgule) : pas d’espace avant, un après.

  • Pour une ponctuation double (point-virgule, deux points, ?, !) : un espace avant et après.

NB : Lorsque le texte est tapé au clavier, il apparaît en même temps à l’écran mais il est également rangé dans la mémoire de l’ordinateur. Cette mémoire fonctionne et conserve son contenu tant que l’ordinateur est sous tension.

1.3 Déplacements dans le texte

Les déplacements s’effectuent par l’intermédiaire de touches prévues à cet effet : de caractère en caractère, de mot en mot, de ligne en ligne, au début ou en fin de ligne, au début ou en fin de document. Par ailleurs, l’usage de la souris lorsqu’il est possible permet des déplacements plus rapides.

1.4 Corrections - Modifications - Blocs de texte

On peut toujours corriger ou reprendre un texte autant pour le fond que dans la forme et en ce qui concerne le fond, on peut :

  • supprimer par déplacement et utilisation des touches d’effacement,

  • rajouter par insertion, des caractères ou des mots ;

  • séparer ou recoller des paragraphes....

  • manipuler des passages entiers : pour cela il s’agit de sélectionner le passage voulu (souvent une procédure de mise en fond plus clair) puis de lui appliquer la fonction de maniement des blocs voulue : supprimer, déplacer, recopier.

1.5 Mise en forme

Le texte, enfin satisfaisant, doit être mis en forme méthodiquement selon trois niveaux : la page, les paragraphes et enfin les caractères. Les fonctions décrites par la suite sont souvent accessibles par un "menu déroulant".

Mise en forme de la page
La page est l’unité la plus utilisée à l’école primaire et la plus facile à appréhender.

  • Le format On peut choisir parmi plusieurs formats prédéfinis (A4, A5, Tabloïd, lettre, etc.) ou indiquer les mesures du papier utilisé (de préférence en centimètres).

  • L’orientation Une page peut s’orienter de deux façons : soit verticalement (portrait), soit horizontalement (paysage ou à l’italienne).

  • Les marges Tout traitement de texte permet au minimum de choisir les mesures des différentes marges d’une page du document : marge du haut, marge du bas, marge de droite et marge de gauche. Elles peuvent être réglées en général en centimètres et délimitent trois zones : une utilisable par le texte, une d’en-tête et une de bas de page.

  • L’en-tête et le bas de page sont des zones dont le contenu se répétera sur toutes les pages.

Mise en forme des paragraphes
Pour le traitement de texte, la notion de paragraphe est étendue à tout bloc de texte compris entre deux retours à la ligne forcé (un titre par exemple est considéré comme un paragraphe). Ceci dit, pour mettre en forme un paragraphe, il suffit généralement de placer le curseur à l’intérieur et d’accéder aux réglages des différents paramètres de mise en forme du paragraphe :

  • réglage des marges droite et gauche du paragraphe

  • alignement dans ces marges : à gauche, à droite, centré ou justifié - réglage du retrait de la première ligne

  • réglage de l’interlignage : simple, 1 ligne et demie, double....

  • définition des espaces avant et après le paragraphe

  • réglage des tabulations dans le paragraphe

  • encadrement ou non Etc.

Mise en forme des caractères
On peut généralement jouer sur la police (dessin) de caractère utilisée, la taille exprimée en points, l’orientation (romain ou italique) et la graisse (force du trait). Pour cela, il s’agit de sélectionner les caractères consécutifs auxquels on souhaite appliquer une mise en forme identique et accéder dans le menu aux options permettant les réglages.

  • La police On appelle police (ou fonte) un ensemble de caractères qui ont des qualités identiques : même empattement, même forme, même inclinaison. Chaque police porte un nom différent (ce nom peut varier d’un logiciel à l’autre).

  • La taille On peut taper un texte en utilisant plusieurs tailles de caractères suivant le style de publication ou l’âge du public visé. Cette taille est exprimée en points (mesure typographique). Ci-dessous sont donnés quelques exemples de tailles : 10 points 12 points 18 pts 36 pts 48 pts

  • Le style Trois styles sont essentiellement utilisés pour mettre en valeur certains mots, phrases ou paragraphes. A chacun de choisir en fonction de ce qu’il veut faire.

    • Le caractère gras permet de faire ressortir une portion de texte.

    • Le caractère italique est parfois utilisé pour une citation dans un texte.

    • Et enfin le caractère souligné. On peut aussi utiliser le style exposant ou alors le style indice.

 

1.6 Impression

Tous les traitements de texte offrent la possibilité d’imprimer le texte une fois mis en forme, ce qui constitue la finalité du travail accompli jusque là. La qualité du résultat ne dépend plus, alors, que de l’imprimante utilisée.

1.7 Sauvegarde -Chargement

Tout programme de traitement de texte permet de conserver les textes sous forme de fichiers informatiques en leur donnant un nom. C’est la sauvegarde du texte qui consiste à transférer le contenu de la mémoire de l’ordinateur sur un support de stockage : disquette ou disque dur. L’opération inverse qui permet de reprendre un travail interrompu la veille par exemple, se nomme le chargement ou l’ouverture du texte.

 

1.8 Quelques fonctions avancées

Outre les fonctions standards décrites au long de ce document, certains logiciels offrent des fonctions supplémentaires bien intéressantes :

  • la gestion de plusieurs documents simultanément,

  • la gestion séparée des en-têtes et bas de page,

  • le colonnage,

  • la gestion des tableaux,

  • la gestion des styles de paragraphe,

  • l’insertion de graphisme,

  • la correction orthographique,

  • la fonction "recherche / remplacement", ...

  • Etc.

1.9 Règles typographiques

Règles sur les majuscules

La majuscule est obligatoire :

  • pour les noms propres ou considérés comme tels : noms géographiques, noms de peuples, etc. ; - pour Monsieur, Madame, etc. suivis d’un nom propre, ou même dans la correspondance s’ils sont seuls ;

  • au début des titres commerciaux et administratifs : Monsieur le Directeur, Chef du service des ventes, Le Chef du service des ventes, etc. ;

  • dans les locutions remplaçant les noms propres, dans la désignation de sociétés, enseignes, etc. (Société des Houillères de...) ;

  • après le point, le point d’exclamation, le point d’interrogation, les points de suspension marquant la fin d’une phrase ;

  • après les deux points, lorsque l’on fait une citation. La majuscule peut être tolérée pour les adjectifs, exemple : - Sécurité sociale ou Sécurité Sociale.

  • Il est souhaitable de ne pas mettre de majuscule aux noms des jours et des mois.

  • Il est recommandé d’écrire les caractères accentués ou pourvus de cédilles même en majuscules (ceux-ci s’obtiennent soit par une combinaison de touches soit par un code selon le logiciel utilisé : É Ç)

Règles sur les chiffres

  1. Dans les nombres, on sépare les tranches de trois chiffres par un espace

    exemple : 1 750 + 1 234 756

  2. Par contre, la séparation n’est jamais autorisée pour les millésimes, les articles de code et décrets, la pagination, le code postal. exemples : année 1977 - article 1724 - page 1458 - 75008 PARIS.

  3. L’espace est facultatif pour les références chiffrées des documents commerciaux exemple :

    Facture n° 5 315 ou Facture n° 5315

  4. La virgule est employée dans l’écriture des nombres pour séparer la partie décimale de la partie entière. Ne pas faire d’espace, ni avant, ni après la virgule en écrivant un nombre décimal.

    exemple : 20,50 + 75 875,25

  5. Le symbole indiquant la nature de l’unité s’écrit à la suite du nombre, qu’il soit entier ou décimal. Espace avant et après. exemple : 45 m - 28,50 €

1.10 Symboles et unités

  • Ecrire les symboles et signes conventionnels sans point,

  • Ne pas ajouter la lettre "s" comme marque du pluriel,

  • Ne pas utiliser les symboles dans le corps d’un texte s’ils ne sont pas précédés ou suivis d’un nombre.

Lorsqu’une abréviation d’unité se rapporte à un nombre décimal, elle ne doit pas être intercalée entre la partie entière et la partie décimale du nombre, mais doit être portée à la droite de cette partie décimale. Toutefois, il est admis de placer le symbole de l’unité avant le nombre.
Il y a lieu d’observer un espace entre le nombre et le symbole, sauf pour l’écriture du signe "degré".
Ne pas faire entrer dans une même combinaison à la fois des noms et des symboles d’unités ; écrire km/h ou kilomètre par heure.

1.11 Abréviations conventionnelles courantes

Lorsque la lettre qui termine l’abréviation est la dernière lettre du mot à abréger, l’abréviation n’est pas suivie d’un point et prend un "s" si le mot est au pluriel (par exemple : Mme ou Mmes). Lorsque la lettre qui termine l’abréviation n’est pas la dernière lettre du mot à abréger, l’abréviation est suivie ou non d’un point et ne prend pas la marque du pluriel.
Les sigles s’écrivent en lettres majuscules. Toutefois, lorsque le sigle se lit de façon courante, on peut admettre que seule l’initiale soit en majuscule. Exemples : U.N.E.S.C.O. UNESCO Unesco Toutefois, pour se conformer aux règles édictées par la Poste, le point sera supprimé dans la frappe des deux dernières lignes des adresses (l’utilisation de tout signe de ponctuation étant proscrit pour permettre la lecture optique).

Titre de personne

Abréviations

Monsieur

M. ou M

Messieurs

MM. ou MM

Madame

Mme

Mesdames

Mmes

Mademoiselle

Mlle ou Melle

Mesdemoiselles

Mlles ou Melles

Docteur

Dr

Directeur

Dir. ou Dir

Maître

Me

Les titres de personnes ne s’abrègent que s’ils sont suivis d’un nom de personne ou de qualité.

  • Nous avons rencontré M. et Mme Dupont.

  • La parole est à M. le Trésorier.

Ils ne s’abrègent pas quand on s’adresse à la personne. Ils peuvent s’abréger dans la suscription si la dénomination est trop longue ; il est en outre possible de supprimer l’article après les titres de civilité.

 
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